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 Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon

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MessageSujet: Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon   Mer 05 Avr 2006, 2:52 am

Bioscope
L’histoire naturelle
Georges-Louis Leclerc
Comte de Buffon
1707 - 1788


Introduction Biographie Expérimentation Le saviez-vous ? Bibliographie

Anthropologue et abolitioniste
Au 18ème siècle, un petit nombre de scientifiques commence à suggérer que les formes de vie ne sont pas figées. Buffon déclare que la terre doit être plus vieille que 6.000 ans (calcul biblique), il avance l'age de 75.000 ans. Il affirme aussi que les espèces changent au cours des générations mais rejette l'idée qu'une espèce puisse évoluer en une autre espèce.


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Biographie
George-Louis Leclerc naît à Montbard, en 1707. En 1726, il obtient son diplôme de droit. Son père lui permet alors de s’inscrire à la faculté de médecine où de nombreux cours traitent de botanique et de zoologie. En 1732, après avoir voyagé durant un an en Italie, Buffon s’installe à Paris. A vingt-cinq ans, le jeune homme découvre la capitale et fréquente Voltaire. Il est élu membre de l’Académie des sciences en 1734, à vingt-sept ans. Les terres familiales lui offrent le matériel expérimental nécessaire aux recherches en sylviculture qu’il entreprend.


En 1739, il présente à l’Académie deux mémoires où il expose les résultats de ses expériences et se voit offrir une place dans la section de botanique. En juillet de la même année, il obtient le poste d’intendant du Jardin du roi. En 1746, Buffon travaille à un traité sur la génération qu'il incorporera plus tard aux premiers volumes de l’Histoire naturelle. Cet ouvrage, dont le premier volume parait à la fin de l’année 1749, constitue la grande œuvre de Buffon. Il comptera trente-six volumes, publiés de son vivant. Buffon y aborde l’origine du système solaire, la formation de la Terre, la fossilisation, les faunes et les flores anciennes. Cinq volumes sont consacrés aux minéraux et Buffon esquisse une théorie de l’évolution du monde vivant. En 1788, la santé de Buffon décline rapidement. Il a passé les dernières années de sa vie entre le Jardin, l’Académie des sciences, l’Académie française (il a été élu en 1753) et sa demeure de Montbard. Le 15 avril, il meurt à Paris.



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Si les théories de Buffon sur la génération et sur l’histoire de la Terre sont inexactes, son Histoire de l’homme fait de lui le père de l’anthropologie. Considéré jusque-là comme un individu, l’homme apparaît dans les écrits de Buffon en tant que représentant d’une espèce dont l’unité prévaut sur les différences que l’on observe d’un bout à l’autre du globe. Anthropologue, Buffon est également zoologiste. La majeure partie de l’Histoire naturelle dresse en effet un tableau exhaustif de la vie animale. Mais sa classification des animaux est basée sur la nature de leurs rapports avec l’homme.


Son oeuvre comporte de nombreuses erreurs. Pour lui, la mer recouvrait autrefois la totalité de la surface de la planète, a déposé des coquilles et des sédiments en couches successives et a sculpté les montagnes. Le problème vient du fait que Buffon base sa théorie sur l’observation de phénomènes ordinaires. Il prête ainsi au globe une évolution continue, en excluant les cataclysmes qui l’ont dessiné dans les premiers temps de son existence. De même, il explique la formation des planètes par la collision entre le soleil et des comètes. Les affirmations gratuites sont légions dans son ouvrage et il va rapidement essuyer de nombreuses critiques.


Les dévots de la Sorbonne engagent une véritable offensive contre les premiers volumes de l’Histoire naturelle. Ils veulent purement et simplement la mise à l’index de l’ouvrage car il contredit en tout la Genèse. Occupant un poste important et jouissant de l’appui de Mme de Pompadour, Buffon écarte facilement les attaques des ecclésiastiques. Mais il ne tarde pas à subir celles de ses confrères. On lui reproche avant tout de traiter de matières scientifiques dans lesquelles il n’a pas de réelle autorité. C’est de Réaumur, l’un des savants les plus célèbres du moment, que viennent la plupart des critiques. Les deux hommes ne s’entendent pas et Réaumur, farouche opposant au concept de la génération spontanée, ne peut accepter les inclinations de Buffon en sa faveur.


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Le saviez vous ?

Si Buffon n’a pas réellement été un véritable savant, il n’en fut pas moins un formidable vulgarisateur et son Histoire naturelle constitue un monument sans précédent en matière de diffusion du savoir scientifique.


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Oeuvres
Réflexion sur la loi d’attraction (1748)
Histoire naturelle (1749-1788)
Essai d’arithmétique morale (1777)
Les époques de la Terre (1779)



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MessageSujet: Point de vue par Michel WIENIN   Mar 11 Avr 2006, 5:10 am

« Si Buffon n’a pas réellement été un véritable savant, il n’en fut pas moins un formidable vulgarisateur et son Histoire naturelle constitue un monument sans précédent en matière de diffusion du savoir scientifique. »

Je trouve cette affirmation proprement scandaleuse ! Pourquoi ne pas appliquer à Buffon le même raisonnement qu’à Lamarck, à savoir que le monde scientifique dans lequel il vivait est encore fort loin du nôtre. Au 18e siècle, l’évolution, au sens où nous l’entendons, n’est pas une théorie ni même une simple hypothèse c’est un non concept. Autant reprocher aux atomistes de l’époque de ne pas avoir imaginé la radioactivité ! L’interprétation officielle de la Bible était le cadre obligatoire de la pensée : la terre a environ 6000 ans et les espèces se reproduisent à l’identique. Un point, c’est tout. La 2de affirmation étant d’ailleurs considérée comme une évidence autant qu’un dogme.

C’est dans ce cadre qu’il faut lire les affirmations de Buffon : affirmer que les empreintes fossiles trouvées sur les montagnes sont celles d’animaux qui n’existent plus suppose une transformation de la faune, ce qui est sacrilège ! La théorie catastrophiste est un progrès par rapport à celle qui domine alors chez les Lumières : les créations successives. Dieu n’a pas fait des essais successifs avant de parvenir au monde parfait dans lequel nous vivons ! Il y a eu une seule création initiale qui a conduit par à-coups au monde où nous vivons. La marche vers l’évolutionnisme fait un pas en avant.

De même la théorie de la génération spontanée qui paraît si absurde de nos jours est surtout un argument polémique contre le créationnisme : Si la vie, fût-ce celle d’un moucheron, peut apparaître spontanément dans au moins un cas, alors pourquoi pas dans les autres ? Dieu et sa création ne sont donc plus indispensables ! Cent ans plus tard, en plein rationalisme triomphant du 19e siècle, la même position sera devenue d’arrière-garde au temps de Lamarck de Pasteur.

Quant au débat avec Réaumur, et sans prendre en compte des question de personnes encore plus importantes alors que de nos jours, il est évident que le second qui a tant travaillé sur l’accouplement des pucerons (cf. le 3e volume de son « Mémoires pour servir à l'histoire des insectes » ) avait raison mais son travail est purement descriptif et il demeure entièrement à l’intérieur du système philosophico-scientifique catholique officiel alors que Buffon le remet fondamentalement en cause.

Les historiens des sciences ne s’y sont pas trompé : Buffon qui tente, un peu timidement d’écarter les barreaux de la cage idéologique qui oppresse alors la pensée a laissé un nom hors du commun, au moins pour l’histoire naturelle car Réaumur fut d’abord un grand physicien.

Le vrai scientifique n’est pas quelqu’un qui ne se trompe jamais, c’est celui qui fait avancer la connaissance, et surtout la vision du monde qui va avec, vers une vérité qui n’est jamais atteinte car jamais achevée. Nier une telle participation de Buffon ou de Cuvier à la pensée universelle est plus qu’abusif.

Michel Wienin



J'ai cru utile de reproduire texto le point de vue éclairé de Michel WIENIN, avec son autorisation expresse. dwarf
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